Penser au futur proche.
2 octobre, 2011
Crisse que cette ligne-là a été difficile à écrire.
Celle-ci est moins pire, mais y’a eu une dizaine de seconde entre les deux.
C’est de mieux en mieux, mais je suis clairement inconfortable, pour le moment.
Tantôt, ça me fera du bien, mais maintenant, j’suis devant le néant.
La majorité des écrivains vous le diront; le plus dur, c’est de commencer.
C’est pas que je suis écrivain, non, mais j’suis sûr de ce que je dis.
C’est pas que j’ai confirmé avec un écrivain, non, mais au moins ça a du sens.
Ça a du sens, non ? Come on, aidez-moi un peu…
J’imagine que je suis fidèle à mes habitudes.
Devoir me botter le cul moi-même pour commencer.
Gosser une demi-journée devant une page blanche.
Commencer un article sans savoir où il va mener.
Le terminer et en être fier.
Ça fait longtemps, mais c’est pas grave.
Je pense que c’était bénifique, j’ai peut-être changé!
Si c’est pas moi qui a changé, c’est ma vie?
Une nouvelle job qui est venu mettre son grain de sel là-dedans.
Un tabarnack de gros grain de sel.
Je suis travailleur de milieu, ou intervenant de milieu.
Ça dépend comment je feel, ou à qui je le présente.
Côté description de tâches, c’est un peu flou, voire embrouillé.
J’assure, en fait je suis, une présence constante dans le milieu de vie
de jeunes de 9 à 12 ans. Je suis dans leur école, dans la rue, dans les parcs…
De l’écoute, des conseils, des discussions, des interventions, des activités.
C’est mon pain quotidien de dealer avec des problèmes de la préadolescence!
On me dira que ça garde le coeur jeune.
Je tente plutôt d’empêcher le leur de vieillir trop vite.
Je travailles aussi conjointement avec les deux côtés de la médaille.
Ou avec les deux côtés du décor aussi, c’est selon.
Il y a les jeux de ballons, le hockey cosom, les ateliers culinaires, les projets…
Après, il y a les parents absents, la DPJ, l’hypersexualisation, l’intimidation…
C’est un défi de tous les jours de dealer avec ça, mais j’aime ça, j’adore ça.
En bref, c’est là que j’en suis.
À penser à un appartement, bientôt.
À penser à me déniaiser pour mon permis, bientôt.
À penser à m’organiser un peu, bientôt.
À penser à bientôt arrêter de juste penser, finalement.
J’suis encore dans l’bout de ma vie où c’est du n’importe quoi structuré.
On me dit que c’est normal, que j’ai tout le temps du monde devant moi.
Je continue à croire que tout le temps du monde, c’est maintenant aussi.
Mine de rien, j’ai un bon boulot et des bonnes ambitions.
Il me reste juste à mettre tout ça en place pour évoluer intelligemment.
Mais ça, ça viendra. Faut que j’y pense, avant.
Ça a fait du bien, au final.
Un petit article short and sweet pour combattre octobre.
Octobre qui s’est présenté avec son imperméable, le comique!
J’ose espérer que c’est une mauvaise blague, ça durera pas.
Je vous réécris d’ici une semaine.
Je pense…
Même pas.
9 septembre, 2010
Je parle souvent de température mais là, par contre, c’est absurde.
Je sais même plus si il fait beau ou pas.
Par contre, faut savoir en profiter…
Hier soir, il y a eu un orage !
Un vrai, avec des éclairs, du tonnerre, pis de l’eau à l’infini.
En débarquant du bus, j’ai couru vers chez moi, avant de m’arrêter.
Ça faisait tellement longtemps qu’il ne m’était pas plu dessus…
C’était bizarrement agréable, presque rafraîchissant.
Une température de french, genre.
Pas un french cute, non.
Un french plein de passion.
Un french qui a pas besoin d’être mouillé tellement il mouille.
Un french qu’on sourit pendant qu’on se frenche.
Un french de fin de soirée arrosée
Un french pour frencher.
Si j’ai frenché hier ?
Non, même pas.
Mais j’aurais sûrement aimé ça en crisse.
Tabarnack ?
3 septembre, 2010
Une nouvelle job.
Des petits shifts.
Un poste incertain.
Des questions.
Une entrevue bientôt.
Une autre job ?
D’autres questions.
Des jeunes qui me manquent.
Un nouveau contrat.
Une rencontre mardi.
Des disponibilités incertaines.
D’autres questions.
Des amis ici.
Des amis là.
De l’argent ici.
Surtout de l’argent là-bas.
Tabarnack ?
J’sais pas, j’pense pas.
Quelques mots.
1 septembre, 2010
Là, maintenant, on est pendant un coup de tête.
Un coup de tête sans doutes positif et, pour une rare fois, gratuit !
J’ai décidé que j’allais updater plus souvent, ici.
Ne serait-ce que quelques mots, quelques lignes…
Quelques long et gros articles ici et là…
Assez pour cracher un peu ce qui me passe par la tête une fois de temps en temps.
Aujourd’hui, canicule weird de début septembre.
Il fait assez chaud pour me fucker l’esprit !
Je feel trop cheap pour rester en dedans…
En même temps, j”ai trop chaud pour aller dehors.
« You just recieved an invite for an online versus game »
NHL 10 – 1
Canicule – 0
L’été sans feu ni camping.
31 août, 2010
La dernière fois que j’ai écrit ? Le 14 mai.
(Ça prend un T, « écrit » ? Microsoft Word a sans doutes raison.
J’aurais mis un S, mais j’dois être rendu pourri en français, depuis le temps…)
Ça fait longtemps.
Je m’excuse, mettons ?
Encore une fois cette année, je reviens d’un été qui donne envie que ça continue.
Un été avec plein d’enfants, de gens, de bouffe, d’alcool…
Des belles raisons de se faire bronzer le sourire.
D’ailleurs, je pense que j’suis rendu avec un coup de soleil.
Pour faire un lien avec ce que je vous ai déjà dit…
« J’ai hâte aux Francofolies, au Festival de Jazz, au Festival Juste Pour Rire, aux terrasses, aux bières, aux cornets, aux jupes, aux décolletés, au sport, à la sueur, aux marches le soir, aux étoiles, aux feux de camp, au camping… »
Il ne me manque que les feux de camp et le camping.
C’est pas mal, comme objectifs accomplis, tout de même !
Et pour ce qui me manque, il n’est toujours pas trop tard.
Quelqu’un veut aller en camping avec moi ?
J’attends une invitation, pas game.
« On a tout l’été », que j’oserais dire.
Jusqu’à ce que ça se termine d’un seul coup.
Bang.
En fait, il y a une phrase (ou une conversation) qui annonce la fin de l’été.
Il faut la voir, mais elle est bien là, sur un paquet de lèvres.
C’est très simple, et on l’a tous entendue.
« J’ai tellement le pire horaire au monde »
-Change-le ?
« J’ai essayé, mais y sont tous poches… »
-Ah…
Ça pousse partout, ça s’étend en prenant des chemins différents.
Des statuts sur Facebook, des nicknames MSN, des messages textes.
C’est un peu comme un cadran, mais qui annonce qu’il va faire froid bientôt.
On commence à entendre parler d’horaire, lentement mais sûrement.
Le genre de cadran sur lequel y’a pas vraiment de snooze.
En fait, ça nous ramène à l’ordre, je pense.
Ça nous « déplogue » de l’été pour nous « reploguer » dans la routine.
Ça nous donne un coup de pied dans le derrière pour qu’on continue à courir.
Et ça recommence.
Enfin, nous voilà tous un peu au même niveau, je pense.
À avoir hâte de recommencer l’école.
À avoir hâte de recommencer à travailler.
À avoir hâte de reprendre sa petite routine plate mais confortable.
À avoir hâte d’être bien, dehors, en veste et en jeans, cet automne.
On s’en reparle en novembre, pour se dire le contraire.
Donnez-moi des nouvelles, ça fait longtemps j’vous ai pas jasé…
Connect Four, tabarnack.
14 mai, 2010
Savez-vous combien de sardines ça peut manger d’un seul coup, une baleine ?
Dix-Cent ! Je le sais, c’est un enfant qui me l’a dit, aujourd’hui.
Ce midi, j’avais les maternelles. Vous me voyez venir.
Comment qu’on dit, déjà ?
Ah, oui…
Tabarnack !!!
Ce midi, avec les tout-petits, ça a bien été, au départ.
Un midi comme les autres, rien de bien compliqué…
“Est-ce que j’ai assez mangé ?”
-Oh allez David, grand comme t’es, j’suis certain que tu peux finir ton repas !
“Est-ce que on va pouvoir faire des dessins, aprèèès ?”
-Oui, juste quand tout le monde aura terminé de manger.
“Vanessa a fait un dégâââât !”
-Va chercher du papier…
Ensuite, les jeux libres.
L’enfer.
“Est-ce que tu veux jouer contre moi à Connect Four ?!”
J’ai hésité.
J’en reviens pas ! J’ai hésité.
Une fois assis, j’étais stressé pour de vrai.
Il paraît que c’est un deux-de-trois. Ok, je suis prêt. Concentration.
J’ai gagné la première partie ! Je me suis rappellé que c’était des maternelles…
Juste des maternelles.
J’ai perdu ma série en trois.
Il est revenu fort en deuxième.
Il a travaillé fort au centre du jeu.
Il a bien construit ses diagonales en zone neutre.
Il m’a forcé à travailler le long de la bande.
Au final, une victoire et deux défaites.
Même pas de prolongation.
J’avais perdu. Encore.
J’étais en beau calvaire. Mais ça paraissait pas.
Je me suis levé et j’ai entendu un coup de feu dans mon dos…
“Woah…j’ai battu une éducatrice !”
-On dit un éducateur, Ethan.
“Oh, oui, mais je t’ai battu quand même.”
J’ai réussi à piler sur mon orgueil.
J’avais pas le choix, il a quoi, cinq ou six ans ?
De toute façon, jamais je me battrais contre lui.
J’aurais bien trop peur de perdre !
“Bonne nuit, looser.”
…merci.
Texte en trois temps.
27 avril, 2010
Une p’tite vite.
Un texte, j’veux dire.
Enfin…je vais couper ça en trois.
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I. Le chialage.
Journée de cul.
Je me suis levé trop tard, mal de tête.
Je regarde par la fenêtre et Dame Nature me chie dessus.
Je pars travailler avec un mal de tête encore plus grand.
(À noter ici un point positif: Les enfants.)
Je vais ensuite dépenser 150$ pour mes verres de contacts.
Je passe la soirée seul chez nous, rien d’intéressant à faire.
Ma tête explose, j’écris et je me couche.
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II. Le positif
Les enfants, comme j’ai dit.
Au beau milieu d’une journée qualifiée de “merdique”, des enfants.
Quand j’arrive à me demander si j’suis de bonne humeur, des enfants.
Quand j’ai envie d’une dose de sourires, des enfants.
C’est facile de se sentir bien quand, à la question “C’est toi qui remplace ?” j’acquiesce et en retour, j’ai une vingtaine de bras qui se lèvent et une dizaine de bouches qui shootent “Yééééééé!!!”.
L’amour des enfants, on pourrait en parler longtemps…
De l’amour naïf, mais tellement vrai..
De l’amour facile, mais tellement fort!
Ces temps-ci, je carbure aux sourires.
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III. L’objectif
J’ai re, re, re, relu tantôt les courriels que j’ai envoyé à mes amis pendant que j’étais en Europe, il y a bientôt deux ans. Inutile de déblatérer sur le fait que ça m’a donné une piqure de plus…
J’ai déjà écrit sur le sujet, à savoir comment ça me tente de (re)partir.
Chaque jour, je crois que ce l’est encore plus.
J’y pense de plus en plus.
Plus, plus, plus.
Je vous en reparle.
D’ici là, je vais me coucher.
J’ai des sourires à recevoir, demain matin.
Update +19°C
25 avril, 2010
Une petite update tardive, et fort probablement décousue.
Vous êtes avertis. (Vraiment, j’ai pas confiance en moi, sur celle-là.)
J’écris un peu ce soir (cette nuit ?) parce que j’ai passé une belle journée.
Et aussi parce que ça sent bon.
Ça sent le printemps ?
Non, ça sent l’été.
Le printemps, c’est cool une semaine. Là, on veut l’été.
Le printemps, c’est rendu off.
Merci aux réchauffements climatiques; l’hiver passe directement à l’été, maintenant!
Du jour au lendemain, on s’est fait “barouetter” du -1 au +16.
Les tulipes, la slush, la merde de chien, les proverbes sur le mois d’avril…c’est dépassé!
Le printemps ? Fuck that, c’est tellement 2006!
T’essayeras de te sentir au printemps quand ce que tu vois autour de toi, c’est des shorts, des jupes, des robes, des t-shirts, des sourires, de la cruise, mais par dessus-tout, du beau monde.
Le monde est beau, à ce moment-ci de l’année.
Les premières fins de semaines avec une belle température, on doit sortir.
C’est un peu comme un gros meeting obligatoire pour tout le monde.
On s’habille bien, on se met beau, et on sort montrer l’attitude tendance 2010.
On va dans les places connues, voir le plus de monde possible en même temps.
On essaye de montrer aux autres et à soi-même qu’on est pas mort en hibernant.
Les terrasses ouvrent et attirent des buveux de bières.
Les crèmeries ouvrent et attirent les mangeux de cornets.
Les plaines s’assèchent et attirent les sportifs.
Les femmes rayonnent et attirent les regards.
Les hommes, naturellement, deviennent fous parce qu’en une journée, ils vont faire du sport, prendre une bière, manger un cornet et vous regarder, mesdames.
J’ai hâte aux Francofolies, au Festival de Jazz, au Festival Juste Pour Rire, aux terrasses, aux bières, aux cornets, aux jupes, aux décolletés, au sport, à la sueur, aux marches le soir, aux étoiles, aux feux de camp, au camping…
La liste est longue.
Je résume ça par un sourire, simplement.
J’suis de bonne humeur.
Toi ?
Me, myself and you ?
25 février, 2010
J’suis niaiseux, je vous l’ai déjà dit.
J’suis paresseux aussi, mais ça, j’crois que vous le saviez.
Je regardais ma section « plus sur moi » qui attend encore d’être remplie, et je me suis demandé si j’allais vraiment la remplir un jour.
J’en suis venu à la conclusion que non.
Parce que oui, je suis paresseux.
Mais aussi parce que ça me tente pas de parler de moi.
Ça me tente pas de d’écrire sur comment je suis.
J’aime mieux y aller au jour le jour avec ce que je vis.
Nuance !
Écrivez sur moi, vous.
Ouais, vous.
C’est un concept à la base très cliché, je vous l’accorde.
Par contre, j’aimerais ça, bourrer ma section avec des paragraphes qui viennent de ceux qui me connaissent pour de vrai. Un genre de mashup d’opinions sur moi.
Enfin, dites-moi ce que vous en pensez.
Pas game ?
Des états d’âme pis toute…
11 février, 2010
Voilà un autre texte que j’ai déjà publié sur Facebook (le 22 octobre). Je le recycle aussi, histoire d’updater mon blog tout en étant paresseux.
Bang !
1h58am.
Word, here I come !
Tu sais, les moments, ou plutôt les passes de ta vie pendant lesquelles tu sais pas trop comment tu feel ? Tu te sens bien le matin, mal le soir…tu cherches à voir des gens mais, faute de temps ou de volonté, tu te retrouves tout seul. Le genre de passes où la routine est capable de te tenir par les couilles, te guider jour après jour. Tu sais, quand la routine est reine et maître de ta vie…
J’suis entrain de traverser ça, là.
Un moment où t’es avec plein de gens, mais tout seul.
Une passe où t’as l’impression de rien obtenir parce que tu vises trop haut.
Une passe où tu sais qu’au fond, tout roule bien, mais juste un peu croche.
Des jours à chercher quoi faire, même si au fond, t’es occupé.
Une couple de semaine à chercher des bébittes, finalement.
Je mijotais tout ça dans ma tête, dernièrement, et ça m’a amené à penser à où je suis,
de manière plus générale, dans ma vie.
J’ai eu vingt ans cet été.
On dirait que la vingtaine, c’est la fin d’une tranche de vie, et le début d’une autre.
On finit l’adolescence, on devient un grand. Un grand pour de vrai.
C’est comme une claque dans la face donnée par le temps.
Ça fait plaisir et chier en même temps.
Quand on est tout jeune, on a hâte d’avoir 10 ans. Être dans les « deux chiffres ».
À dix ans, on attend le « sweet sixteen » ! Seize ans, boutons et cheveux longs.
À seize ans, on se dit que c’est rien, comparé à quand on va avoir dix-huit.
À dix-huit, on est déçu un peu. On a des chèques de retour de TPS, sans plus…
Rendu à vingt, c’est les responsabilités. Les responsabili-quoi ? Fuck that.
Est-ce qu’on peut être adulte à temps partiel ?
J’exige la garde partagée, ramenez-moi mon enfance une fin de semaine sur deux.
On réalise toujours trop tard comment c’était bien avant.
C’est le jour de notre bal qu’on réalise qu’au fond, c’est vrai qu’on est bien, au secondaire.
C’est à vingt ans qu’on se rappelle que jouer avec des Hot-Wheels ou dessiner notre maison
dans la rue avec des craies, c’était une journée entière de plaisir.
On passe notre temps à se dire comment c’était bien, « dans notre temps ».
Finalement, à vingt ans, on devient moumoune, « chicken ».
On sait pas trop où regarder…en avant ou en arrière ?
On critique notre passé en ayant la chienne de notre futur.
On regrette hier en étant inquiet de ce que nous apportera demain.
J’hésite entre deux manières de penser…
« Shit, j’ai déjà vingt ans ? » ou « Wow ! Juste vingt ans ! »
D’un côté, on peut se demander si on a accompli ce qu’on voulait, en vingt années.
D’un autre, on se doit de réaliser qu’on a à peine le quart de notre vie de fait.
Je pense qu’il est temps d’arrêter de se mettre de la pression.
Que ça soit nos proches où la société en général, on se fait constamment pousser dans le cul pour tout et n’importe quoi. Plus le temps avance, plus les gens sont exposés jeunes à faire des choix qui, au fond, les affecteront pour probablement toute leur vie.
Je travaille dans une école primaire.
Primaire, ça dépasse pas les douze ans.
Un enfant de maternelle me demandait le nom « de ma blonde ».
Un enfant de première année me disait comment les femmes « sont toutes pareilles ».
Un enfant de deuxième année traitait une fillette de « crisse de pute ».
Un enfant de troisième année me demandait si j’étais catholique ou musulman.
Un enfant de quatrième année me demandait si j’étais homosexuel (chandail rose).
Un enfant de cinquième année me demandait si j’avais un diplôme, et en quoi.
Un enfant de sixième année a mal caché des cigarettes dans sa boîte à lunch.
C’est sûr que dans une bonne partie de cas, les parents entrent en ligne de compte.
Avec 240 enfants au service de garde seulement, on peut être sûr qu’il y en a quelques uns avec une vie de famille assez haute en couleur. Par contre, d’un autre côté, j’en ai parlé avec des employés de l’école et ils en apprennent beaucoup, à cet âge là.
Ils apprennent à s’identifier.
S’identifier par rapport à une culture, une religion, une future carrière.
Même une identité sexuelle.
C’est ça que je voulais dire, par pression.
Bref, je disais donc qu’il est temps de s’en enlever un peu de sur les épaules.
Quand le bonhomme bleu disait « vas-y, fais-le pour toi ! », il avait raison.
Plus le temps avance, plus je vois de gens qui agissent pour suivre la parade.
Étudier pour les parents, bien paraître pour les amis, etc.
À long terme, j’suis pas certain que c’est ça, la recette du bonheur.
La recette du bonheur, bon sujet, pour 2h38am.
J’pense qu’elle est unique pour chaque personne…
Par contre, on peut sans doutes voir des éléments que tous recherchent.
De l’amour, du succès, de la liberté…trois choses évidentes, déjà.
Je pense que tout le monde en a besoin, mais à doses différentes.
Mais là, j’apprends rien à personne. J’espère.
C’est là que j’suis rendu, au début de la vingtaine.
J’en suis à travailler pour le prochain ingrédient de la recette de mon bonheur.
Parce qu’au fond, le bonheur, c’est l’objectif final de pas mal tout le monde.
J’suis rendu à accepter mon passé et planifier mon futur.
J’apprends à apprécier chaque maudite journée du mieux que je peux.
Sinon, à quoi bon se lever le matin ?
Si on a une seule chose à faire, je pense, c’est bien de faire confiance. À soi et à la vie.
On se doit d’exploiter nos moyens et être artisan de ce qu’on va devenir.
Le destin, au fond, c’est un peu la conséquence de nos actions.
Et nos actions, on les décides nous-même, « on a toujours le choix », qu’on se fait dire.
Encore là, j’vous apprends rien.
Seulement, c’est agréable de se rappeler de tout ça, parfois. Non ?
Écoutez, pour finir, j’ai un truc pour vous.
Un matin d’automne, levez-vous tôt, avant le soleil.
Habillez-vous confortablement pour la température et sortez.
Marchez un peu, musique à l’oreille, et quand le soleil se pointe, arrêtez.
À ce moment là, prenez une grande respiration, en profitant de la première lueur.
Cette bouffée d’air fraîche, à mon sens, est une parcelle de bonheur.
Pour conclure, rappelez-vous que « dans mon temps », c’est tout de suite.
Profitez-en.
(2h58am, une heure d’écriture, pile.)